dimanche, septembre 24, 2006

Tokyo decadence




Tokyo decadence est un film de Ryu Murakami, réalisé en 1992. Murakami est un réalisteur japonais fasciné par toutes ce que l'esprit peut présenter de plus dégénéré. Il est entre autre le réalisateur de "Because of you" (2000) et "raffles Hostels".

Tokyo decadence est le titre donné à la version Américaine, il est important de prendre connaissance de celui qui fut donné à la version japonaise originale "sex dreams of Topaze" ou encore "Topazu".
Cette différence à une importance particulière, dans la mesure ou le titre japonais reflète une poésie intense, à la différence de l'Américain qui est bien plus cru.

Synopsis:
Ai, jeune japonaise romantique, rêve du grand amour. Pour reconquérir l'homme de sa vie, une voyante lui conseille de porter une topaze rose au doigt. Pour ce qui est de sa vie professionnelle, Ai vient d'entrer dans une agence de call girls. Elle y est une employée modèle, une perle rare spécialisée dans le sadomasochisme...

Topazu est un film ignoble, il faut le dire dès le départ! On est ici à l'extrême limite avec le cinéma pornographique de genre. Heureusement le talent du réalisateur va conférer aux scènes sexuelles une dimensions désespérée et provocatrice qui leur feront perdre toute leur propriétés masturbatoires (fort heureusement d'ailleurs car elles sont très très nombreuses).
Les formes de sexualité exploitées sont le sado masochisme sous toutes ses formes: salle d'opération, triolisme, latex, soumissions, scatophilie, fantasmes nécrophiles...



Ce rapport absolument immonde à la sexualité est teinté d'un très grand désabus par le réalisateur. Ce dernier nous livre une oeuvre calme, placide mais impitoyable. Cela s'apparente de manière frappante au "dead or alive" de takashi Miike, mais à la différence de ce dernier qui a misé la carte de l'explosivité, "topazu est posé, et indifférent.
La caméra dévoile sans tabou aucun ces scènes honteuses ou des hommes d'affaire japonais boivent de l'urine de femme, subissent des pénétrations anales par gode ceinture, se font étrangler...

Pourquoi? Parce que c'est l'infame réalité d'un japon décadent. Le dialoguee entre la maitresse maso et la jeune Ai est en fait l'âme du film, qui permet de saisir cette signification profonde qu'il faut attribuer auxx scène sado masochistes de "topazu".

Corrolaire inévitable de ces plaisirs ignobles, la consommation massive de drogues dures.
Cet élément est déja très exploité dans le reste du cinéma japonais, (Miike notatment, et John Woo), car il constitue l'une des perversions les plus répandues dans ce pays.
L'intérêt du film sur ce point est qu'il a esthétisé cette pratique, en présentant une multitude de mode de consommation plus ou moins raffiné, plus ou moins exaltants...
Chaque prise est un cérémonial, la maitresse maso possède un outillage en argent pour préparer ses fixes, la cocaîne est éventée avec un outil en laiton, on découvre l'utilisation d'un bang très spécial qui fonctionne avec un chalumeau...

Toute cette mise en scène autour des psychotropes est très malsaine, mais semble en fait constituer, le seul échapattoire possible pour ces adultes dont la vie est réduite à l'animalité la plus profonde. Les personnages sont des gens pour qui la dignité n'exsite pas, et dont l'unique voie de sortie pour conjurer un réel qui ne les acceptera jamais, est la cocaine et sa finalité mortelle.

Sex and drugs... Du trash facile me direz vous, on a déja vu du Miike, c'est bon...
Et c'est la que la magie de Murakami intervient.

Car ces scènes violentes sont superposées à un scénario qui dégage une poésie hors du commun. La jeune Ai, est une jeune femme chétive, fragile, toujours habillée magnifiquement, et qui tient à la main ce sac de cuir rouge. Jamais on ne pourrait s'imaginer lorqsque l'on voit ces travellings ou elle parcourt Tokyo, que sous ces vêtements elle est en latex, et que son sac contient une collection d'instruments sexuels extrêmement sophistiqués. C'est sur ce contratse que va jouer Murakami.
Son héroïne est uen jeune fille pqui cherche le grand amour, un amour innateignable, pour lequel elle va se livrer à la superstition en achetant et en portant une Topaze rose. Un amour qu'elle va chercher au tarvers de cette soufrance que ses activités exuelles lui font endurer, et sur ce point, l'attitude de l'actrice au cours de la scène de scatophilie est remarquable, on lit un dégout mêlé à de l'égarement sur tous les traits de son visage.
Puis, on lui propose de réaliser une mise en scène nécrophile, et c'est alors la prise de conscience, elle refuse!
alors elle se tournera veers la drogue, et à l'aide de la maitresse, elle va consommer de la cocaine. cette scène de rogue avec les deux femmes ets très très belle, et très significatrice, c'est uen des plus réussies qu'il m'ait été donné de voir sur les ffets de la drogue, on y voit la maitresse improviser un opéra avce pour micro un godemiché triple, la table est jonché de matériel de consommation, et les fixes s'enchainent à une vitesse effrénée.

C'était alors le point de non retour, la jeune Ai va pendant toute la fin de film être égarée dans les quartiers résidentiels de Tokyo, et on va voir alors, toute cette fausse dignité qu'elle revêtait, s'effondrer par strates.
Elle se fait traiter de folle, ses vêtemtnst magnifiques sont souillés, elle recoit du vin sur le corps, patauge dans la boue, tente de cambrioler une maison.; et finit avec la police.

C'est ici le schéma caractéristique de l'égarement humain, qui se caractérise au départ par une vie tangeante, underground et plus ou moins provocatrice, puis se termine forcément par une chute abyssale dans la démence, l'associalité, et la saleté.

Du point de vue cinématographique pur, l'esthétique japonaise est absolument sublime, les décors sont en majorité des décors très luxueux qui sont très beaux. Et surtout, le film doit être vu pour une séquence absolument magique: l'image est en filtre bleu, on voit un plan de parkking souterrain belu, d'ou sort la jeune AI, elle ouvre son parapluie qui est rouge (pareil que dans Sin citty), et commence alors un travelling hors du commun, entre deux rangées de poteaux rouges clignotants, alors que l'image est d'un bleu profond. Un très très très beau travelling, et un grand moment de cinéma.

Pour conclure, "Topazu" est un film crade, mais l'accumulation de scènes choquantes fait que l'on est balsé assez vite, et ainsi on pénètre pleinement lee ffilm et sa critique désabusé d'un japon décadent et déchéant. La scène du début est révélatrice, la jeune pute en latex se tortille devant la baie vitrée d'un immeuble d'affire, face à pleins d'autres immeubles... Au milieu de ce luxe et de ce sérieux, parmis toutes ces fenêtres, il ya le mal, l'animalité, et tout ce que l'homme peut faire de plus malsain.

lundi, septembre 18, 2006

666 la malédiction



un blog de cinéma sert également à mettre en garde, et la vision de "666 la malédiction" m'a poussé à vous mettre en garde. attention mauvais film!!

666 la malédiction est un "film" de John Moore, remake d'un horror movie qui s'appellait "la malédiction". Petit coup de pub, le film sort le 6/06/06. sa date de sortie avait été arrêtée avant même que le film n'ait commencé à être réalisé.

l'histoire est celle d'un jeune garcon qui se trouve être l'incarnation de l'antéchrist, et qui va déclencher la mort autour de lui.

Le film est réalisé de manière totalement immature, il s'agit d'un mix très indigeste de techniques visuelles extrêmement basiques et désagréables au possible. la caméra n'a aucune retenue, auccune discrétion, tout va très vite, tout comme le scénario qui est bien trop rapide. La première mort intervient 15 minutes après le début du film, et il n'y a aucune surprise tout au long du film.

On note cependant quelques références: la première est faite aux navets pour teenagers "destination finale", à qui Moore a emprunté le mécanisme de morts et le fait qu'elles soient prévues sur des photos, et la deuxième référence est faite à "Shining" de Stanley Kubrick, car le réalisateur filme le jeune démon arpentant en trotinette les interminables couloirs en moquette orange de son immense maison, ce clin d'oeil modernise le plan de Kubrick car le jouet (trotinette ) est plus récent, et à ce titre on peut considérer que cette séquence est la seule du film qui comporte un intérêt cinématographique. (ce qui laisse deviner la faiblesse qualitative du reste de l'oeuvre...

Sel point positif du film: l'emploi de techniques de slash plans pour faire peur, et cela marche très bien! Il en utilise 3 dans le film, raisonnablements espacés et ces 3 slash vous glacent de terreur forcément de par la spécificité ddu procédé "slash".

Le traitement des personnages est anarchique, l'enfant parvient immédiatement à "maturité", et les personnages second ne sont absolument pas dévellopés, alors que ce sont eux l'amee du film, ces éléments omniscients qui encadrent des héros ignorants. La nurse, suppot de satan n'est aps très bien dévelloppée, mais surtout le personnage le plus réussi du film est ce vieux moine défiguré dans le monastère au milieu de l'eau, son visage est à vomir, mais sa placidité et le fait qu'on ne puisse jamais déterminer la moindre expression sur ses traits le rendent fascinant. mais malheureusement on nee le voit que quelques minutes et on n'apprend rien sur lui.

Pour conclure 666 est un mauvais film, que l'on ne regardera que si l'on est vraiment fan d'horreur et que l'on veut vivre les 3 plans de slash qui font peur, ou alors si on veut étendre sa culture, mais dans tous les autres cas il s'agit d'un film à éviter. trop immature et mal réalisé.

mardi, septembre 12, 2006

Le festin Chinois



L'intérêt du cinéma asiatique dans son ensemble, est que du fait de son appartenance à une culture totalement différente de la culture occidentale, il suit des règles que' nous ne comprenons pas forcément, donnant ainsi lieu à des films que nous comprenons beaucoup plus objectivement que les asiatiques.

Nouvelle cuisine en est l'exemple le plus parfait, et on dira qu'il va encore plus loin en constituant un élément unique dans le cinéma, même asiatique.

La réalisation est de Tsui Hark, qui délaisse la ses styles favoris à savoir le wu xia pang et le wu shu (ainsi que le gunfight avec time and tide), pour créer un film gastronomique et comique.

Le cinéma saiatique a pour particularité d'être trsè spécifique, il met en scène des éléments culturels orientaux avec une grande précision, la chose est due à l'évolution de ce cinéma au sein de régimes communistes qui imposaient les films aux réalisateurs. Ainsi les réalisations auront tout le temps une visée apologique de la culture orientale. D'ou la profusion de films d'arts martiaux (wu shu, wu xia, wu xia pang).

Le festin Chinois innove!! Il prend pour idée inspiratrice une tradition chinoise très originale, le festin impérial quing et Han, qui avait lieu anciennment en Chine pour concilier les Qing et les Han dont les cuisines étaient différentes.
Ce festin se faisait sur 3 jours, 6 banquets et 600 plats! Un mois de préparation.

Au sein d'un film comique, tsui Hark va montrer les aventures de deux chefs cuisiniers et restaurants rivaux à pékin, qui s'affrontent et vont se défier en réalisant concurrement le festin impérial.

Le film va donc être très original. Tsui hark a réalisé un film typiquement asiatique selon tous les codes du genre, mais de manière gastronomique! et ca marche!!

Les méchants à la John woo font intrusion dans le restaurant adverse, et en lieu et place d'un gunfight violent, on a un défi cuisine, les deux chefs s'affrontent sur des recettes de base, comme un combat aux techniques traditionelles en wu shu.
Et ainsi de suite tout le reste des éléments du film sont liés à la cuisine. Les grands maîtres, qui d'ordinaires sont des maîtres d'écoles martiales, sont ici des grands chefs cuisiniers.
Et cela n'a rien de risible, la cuisine chinoise est uen thématique traditionnelle et très rigoureuse qui offre un décor formel et empreint d'autant de spécifisme que ceux de wu shu...

Le festin Chinois comporte un élément très déroutan, vers la fin du film, le réalisateur pour une raison que l'on ne comprend pas, repasse en flashback tout le début du film.
Cette maneiuvre est très déroutante et me laisse encore perplexe à l'heure actuelle, mais n'est ce asp la le charme du cinéma asiatique que de présenter cette part subtile d'incompréhension?...

Pour terminer le festin Chinois est un fil très original, et si l'on aime le cinéma siatique il est obligatoire de le voir, sans conteste un des films les plus bizarres de Tsui hark.

vendredi, septembre 08, 2006

Silent hill




Un film de Christophe Gans présenté par samuel hadida
Avec Radha Mitchell, Jodelle Ferland, Laurie Holden, Deborah Kara Hunger, Sean Bean, Kim Coates.
Durée : 2h07


Quel choc, étant depuis longtemps facsiné par le cinéma poisseux et horrifique, je déplorais jusqu'alors de n'avoir vu aucun film fantastique de qualité, le problème étant en général la médiocrité des réalisateur d'horreur, qui fournissent des oeuvres sales, au fond général malsain mais dont l'ensemble n'est jamais mieux qu'une bouillie d'ésotérisme mal compris et de techniques visuelles trop peu affinées par un manque évident d'expérience.

Mais Christophe Gans, voilà un nom qui retient l'attention! Un réalisateur qui après son « pacte des loups » avait prouvé semble t'il sa valeur avec un film fort cohérent et basé sur des faits réels (plus ou moins). Il tranche ici radicalement avec le pacte des loups, on sent la maturité qui est intervenue, le film est bien plus posé, très sombre et les mouvements de caméra ainsi que les cadrages sont très posés, on est loin du classique horror movie ultra clippé, non Gans nous livre ici une oeuvre mure, puissante et radicale.

Ici encore Gans se base sur des faits plus ou moins réels: un jeu vidéo culte créé par la firme Konami sur la célèbre console playstation de Sony. Il s'agit d'un jeu ou l'on incarne une jeune femme, à la recherche de sa fille dans une ville épouvantable ou rodent d'ignobles morts vivants, monstres et autres esprits maléfiques.

Konami avait jusqu'ici toujours refusé catégoriquement que son jeu soit adapté au cinéma, au vu de l'échec cuisant que subissaient les autres tentatives d'adaptaption du même type (Doom, resident evil...).
Mais lorsque chez Konami, ils ont recu la vidéo de Gans montrant comment il comptait exploiter leur jeu, ils ont donné leur accord sur le champ!!
Et force est de constater que bien leur en a pris!! Silent hill est la première adaptation de jeu vidéo au cinéma qui est réussie, et qui plus est s'avère être un film extrêmement bien réalisé.

Le casting retenu par Gans est plutot banal, mais tout ce joli monde s'en sort extrêmement bien à l'écran, le film ne souffre à aucun moment de problème de crédibilité et c'est tant mieux.
L'héroine Rose est interprétée par Radha Mitchell, jolie blonde qui reçoit ici son premier rôle principal après des second rôle dans notamment « Pitch Black » et « Man on fire » ou encore « finding neverland », on ne voit qu'elle pendant tout le film, et elle ne déçoit jamais. Sa partenaire l'énigmatique policière blonde aux cheveux courts est Laurie Holdson, actrice phare des « Quatres fantastiques », et le dernier acteur plus ou moins connu du casting est le mari de rose: Sean Bean.

Quant à la petite fille Sharon, (Jodelle Ferland) l'innocence frappante de son visage avait déjà été exploitée maintes fois dans d'autres réalisations d'horreur mais moins importantes comme un « Carrie » TV, et quelques rôles dans des Horrors movies de série Z.


Le scénario est un peu confus, et plusieurs visons successives ne seront pas de trop pour le cerner parfaitement, et à ce titre, ceux qui ont joué au jeu vidéo seront bien plus à l'aise niveau compréhension.

Synopsis:

La fille adoptive de Rose est en proie à des troubles psychologiques violents, liés intimement à une ville fantome des USA du nom de silent hill.
Rose s'y rend avec sa fille, et une fois arrivée la bas la fillette disparaît. Commence alors pour rose une longue pérégrination cauchemardesque au milieu d'un veille de terreur, dans laquelle elle va peu à peu découvrir l'immonde histoire de la famille de sa fille, qu'en tant que mère adoptive elle ne pouvait connaître.

Critique:

Le scénario étant bien ficelé, et riche en surprises, mon analyse ne pourra s'étendre au dela de certaines limites au rique de dévoiler trop du film.

La scène d'introduction n'a rien d'extraordinaire, la contre plongée sur cette cascade immense avec cette petite fille en pyjama au sommet constitue quelque chose de paradoxal et de très impressionnant, la vision de la jeune fille est bien entendu enpruntée au seigneur des anneaux, et reste trop clipée pour qu'on puise l'apprécier, en revanche le plan final de séquence d'introduction est magnifique.
On y voit la petite fille étendue, avec à gauche sa mère, à droite son père, et au loin une croix en flamme dans le ciel. On découvre ici une symbolique christique extrêmement forte, la petite Sharon innocente qui va tout subir au long du film (jusqu'à mourir comme le christ) entourée de sa mère (symbolisant la vierge) et de son père que Jésus appellait sur la croix avant de mourir. Et si quelqu'un doutait de cette interprétation, il n'a qu'a lever les yeux, dans le ciel, une croix enflammée se dresse dans le ciel comme prouver le caractère biblique de ce plan.

Le reste du film se déroule à Silent Hill, l'arrivée tragique de Rose offre un plan d'un cynisme déroutant avec cette pancarte « welcome to silent hill ».

Bienvenue dans le monde de l'horreur, en effet le spectateur se voit gratifié d'1h30 d'horreur pure d'excellente qualité. La technique de Gans est la surenchère permanente, il exploite chacun de nos dégouts les plus profonds, à savoir l'écorchement avec ces barbelés partout, les insectes avec ces immondes cloportes géants, et la saleté avec cette pourriture ambiante qui règne dans silent hill.

Le reste de l'horreur est apporté par ces entités maléfiques absolument immondes, et dont la carctéristique extraordinaire est d'être gratuits!! En effet, au cours du film on découvre ces enfants ignobles qui traquent Rose puis qui se dissolvent dans la lumière, ils n'ont en réalité qu'un but introductif, pour expliquer à Rose et au spectateur que ce qui se passe est lié aux enfants. L'entrevue avec Christa bella quelques minutes après le confirmera.
Puis apparaîssent ces immondes mutants sans bras que l'on ne voit que quelques secondes dans le film.
Par la suite, intervient ce monstre à la tête triangulaire, qui est la représentation du dieu Thor de la mythologie scandinave, dont la tête était réputée être celle d'un support de frappe pour forgerons, et l'immense lame qui lui sert de bras confirme cela.
Il y a également cet être immonde tordu sur lui même qui sort des WC, il y ensuite ces immondes enfants qui ne réagissent qu'à la lumière, puis ces fanatiques satanistes, puis ce cerceuil ignoble...
Bref une surenchère impressionante qui diffère de tous les films d'horreur déjà vus ou un seul monstre hante la totalité du film.

Pourquoi cela? Tout simplement parce que Gans adapte un jeu vidéo!! et Que dans un jeu vido, le joueur à a combattre des monstres de plus en plus puissants et surtout qui varient sous peine de se lasser très vite. Evident non?

La caractéristique fondamentale de Silent hill, est de constituer une oeuvre irréprochable et sublime sur le plan visuel et esthétique.
La ville en elle-même est parfaite, les décors sont magiques de crédibilité, et cette cendre qui tombe sans s'arrêter est une trouvaille fabuleuse, absolument pas gratuite, et qui offre des plans (nottament ceux de course effrénée dans la ville déserte) absolument inoubliables.

Le gouffre à l'extrémité de la ville, symbole évident de l'enfer et du non échapattoire (rappellé par l'urgence qui se dégage des scènes de poursuite du film) est très beau, et n'est pas sans rappeller l'esthétique de destruction dévelloppée par Otomo dans son manga culte « Akira ». (Gans est passionné par l'Asie)

Cette esthétique n'est pas seulement visuelle, elle est également substancielle, Silent hill regorge de cohérence et complaisance scénaristique profonde. Rose à la fin, prend un ascenseur pour rejoindre l'enfer, elle descend vertigineusement, rappellant ce débat chrétien défendu nottament par Monseigneur de Ségur, qui explique que l'enfer est au centre de la terre, tout du moins en bas, en profondeur, ce qui explique sa position d'infériorité dans toutes ses représentations picturales.

De même la représentation du diable est très intéréssante, on y voit cette fillette au visage ravagé mais avec ce semblant d'innocence qui subsiste. Ici Gans a tenté d'exploiter le procédé que l'on peut découvrir dans les films de la nouvelle vague asiatique, ces jeunes filles mystérieuses aux cheveux sombres qui couvrent le visage (2 soeurs, the grudge, the eye...).
Mais malheureusement il faut que la fillette soit asiatique pour que ça fonctionne

Pour revenir à la représentation du diable, aux coté de cette fillette, on voit cette vieille femme dans son cerceuil de barbelés en forme de landeau, et cette jeune pétasse siliconée et blonde au visage plein de sang. Un diable en 3 personnes, on y voit la une provocation immonde voire blasphématoire, mais qu'importe on est dans un film d'horreur, pas dans un cours de catéchisme, et la signification de cette trinité diabolique paradoxale, est révélée dans la scène de fin, ou le mal s'avère finalement supplanter parfois le bien quand ce dernier est poussé à l'extrême, c'est à dire le puritanisme sectaire et fanatique. La gemellité du diable et de Sharon se comprend bien mieux comme ça, la pseudo crucifixion de la prêtresse fait écho à la scène christique d'introduction, et le film se termine ainsi sur quelque chose de très très provocatoire, mais de très vrai me semble t'il, et surtout terrifiant.

Pour conclure on ne sort pas indemne de Silent hill, il s'agit d'un film terrifiant, la surenchère horrifique y est maitrisée de manière remarquable par Christophe Gans, qui montre que le cinéma d'horreur Français n'est pas voué à l'échec (comme on le craignait suite à la médiocrité écrasante de « la colline à de yeux » d'alexandre aja) et dépasse de très très loin les superprods américaines que l'on a déjà vues 100 fois et qui n'ont aucune profondeur.
Gans est fasciné par l'Asie on le sait, il nous livre ici un film avec des enfants fantomes, très largements inspirés de cette vague qu'il adore, mais empreints de son style ésotérico-fantastique que l'on apprécie grandement. Rajoutons à cela une fidélité sans pareille au jeu vidéo, et l'on peut véritablement dire que Silent Hill est l'un des meilleurs films d'horreur francais contemporain jamais réalisé (Aja peut aller se rhabiller). A voir absolument si l'on aime l'horreur ou les jeux vidéos.

mardi, août 29, 2006

Taxidermie



Pur ovni cinématographique sorti de nulle part, Taxidermie représente l’archétype parfait du film à sketches, scindé en trois parties distinctes pouvant a priori être abordées indépendamment les unes des autres, mais imposant a posteriori leur interdépendance de par la résonance toute particulière que chacune exerce sur les deux autres. En brossant le portrait naturaliste de trois hommes d’une même famille (respectivement le grand-père, le père et le fils), le cinéaste hongrois György Pálfi accouche d’une trilogie intègre et totalement lucide quant à l’avenir de l’homme, dont le destin ne dépend pas seulement de ses propres actes, mais aussi des expériences de ses ancêtres.

Véritable choc des générations, chacune régie par le mode de vie du protagoniste principal (le grand-père est soldat, le père champion de bouffe sportive et le fils taxidermiste) et par le contexte socio-culturel de son époque (respectivement la seconde guerre mondiale, la montée du communisme, la Hongrie contemporaine), Taxidermie forme un tout parfaitement cohérent, imposant la vie du grand-père comme étape fondatrice des bases familiales (la castration de la hiérarchie militaire interdisant toute initiative qui se solderait par la mort, l’existence unidirectionnelle à l’avenir déjà tout tracé, sans bonheur et sans prestige, la fascination morbide du sexe et de la mort), celle du père l’étape d’ascension vers la renommée (toujours bridée par une hiérarchie, où le coach impose ses règles drastiques) et celle du fils transcendant les deux premières dans une sorte de synthèse perspicace où la déchéance sociale accompagne la déstructuration de la cellule familiale, où toute lueur d’espoir se réduit à son simple état d’espérance et où la destruction des acquis les plus profonds ne peut passer que par la mort. De pantin désarticulé au service d’instances supérieures, le protagoniste passe à l’état d’entité autonome, résultat d’une fracture psychologique et émotionnelle qui aboutira à la béatification absolue de son être présent (lui-même) et passé (ses parents) par le biais d’une fièvre créatrice et macabre où le corps prend finalement le pas sur l’esprit.

Pessimiste de bout en bout (sentiment accentué par la magnifique photographie de Gergely Pohárnok), Taxidermie surprend par ses traits d’humour tristes, inattendus mais jamais inopportuns, ou encore par l’incursion de séquences flirtant avec le fantastique (le rêve de Morosgoványi). Dommage tout de même que, si le film de Pálfi possède de nombreuses qualités formelles (celles déjà évoquée ci-dessus, mais aussi de vertigineux et impressionnant travellings circulaires symbolisant le passage du temps, il faut le voir pour le croire), celui-ci souffre d’un déséquilibre flagrant dans sa narration (la seconde partie est la moins intéressante et la moins rythmée) altérant parfois sa progression au détriment de son intérêt.

Photos de Saw 3



les premières photos de Saw 3 (films métaphysiques...) sont dispos à l'adresse suivante:

http://www.ohmygore.com/newsfr-1840.html

Le 3ème opus semble suivre les traces de ses prédecesseurs, et c'est d'ailleurs assez inquiétant pour notre attention, car 3 fois le même film... c'est un peu trop quand même.

Coffret Fulci


One to one, éditeur principal des dvd des oeuvres de lucio Fulci, présente depuis quelques semaines, un nouveau coffret regroupant 6 oeuvres assez importantes du cinéaste italien.

On Y trouve les 6 films suivants:
-"FRAYEURS"
- "L'AU-DELA"
- "LA MAISON PRES DU CIMETIERRE"
- "VOIX PROFONDES"
- "LA MALEDICTION DU PHARAON"
- "NIGHTMARE CONCERT"

et de nombreux bonus.

Concernant ceux qui ne conaitraient pas Fulci, il s'git d'un réalisateur de cinéma d'horreur gore italien, qui a énormément réalisé pendant l'age d'or du cinéma gore, dans les années 70. Il possède une filmographie énorme (70 films environ), dont la majeure partie est composée de navets série Z très désagréables à regarder, mais dont quelques uns se trouvent présenter un certain charme, une certaine inspiration que les critiques du genre qualifient de "baroque", si bien que Fulci se verra surnommé dan le milieu: "le poète de l'horreur"

Ce coffret vous donne ra l'occaion de le découvrir dans quelques uns de ses films de qualité (les 6 ne sont pas tous bons...), et qui plus est de posséder un assez bel objet de collection de cinéma.

Cinéma trash

Je tiens également un autre blog de cinéma trash, qui est un peu moins fourni, mais me semble til, de qualité.
Je vous invite si le cinéma trah, et particulièrement trash asiatique, vous intéresse, à le consulter à l'adresse suivante: (faire copier coller)


http://cinetrash.blogspot.com

Nouvelle cuisine: le cannibalisme "trash mais épuré"



Nouvelle cuisine est un film de fruit Chan, réalisateur Coréen de films trash. Il s'agit d'un court métrage de 3 quart d'heures inclus au sein de la compilation 3 extrêmes qui comprend également des courts métrages de Takashi Miike et de Park chan Wook.
Le rôle principal (madame Qing) est tenu par Myriam Leung, très à l'aise dans cette situation de grande dame célèbre, et le second rôle (tante Meï), est interprété par la sublime et troublante Beï Ling.

Le postulat de départ du film est assez absurde, une grande actrice qui sollicite les services d'une femme des basses classes pour satisfaire son rêve: rajeunir.
Paroxisme d'humour noir, le début du film surprend, mais installe immédiatement autour des deux femmes principales du film, un halo de trouble et de dégénérescence malsaine.
Le rajeunissement est un sujet surexploité en cinéma mais extrêmement riche en ce qu'il permet de souligner l'égoïsme extraordinaire et infâme que recèle tout esprit humain. Car même la plus vertueuse des âmes a subi ne serait ce qu'une fois la peur de la mort.
Conventionnellement c'est un souci purement aristocratique, comme le montre par exemple le récent film the Island. Car en effet seule les jouisseurs effrénés et richissimes peuvent sérieusement enviseager la chose.

Le début de Nouvelle cuisine ne laisse absolument rien transparaître de l'élément clé du film. Il s'agit d'un subtilité ultra malsaine, car nous regardons avec sérénité et même une certaine inompréhension, tante Meï préparer ses raviolis, et madame Qing les consommer de manière routinière.
Un premier gros plan troublant sur la planche à découper de tante Meï laisse entrevoir au spectateur que tout n'est pas net.
Puis progressivement, on découvre avec une horreur grandissante la véritable nature du contenu des raviolis de rajeunissment consommés par madame Qing.
Au départ on n'ose pas tellement y croire, on répète "non ce n'est pas possible" pendant quelques secondes, puis la routine reprend et on s'habitue à ce que madame Qing se nourisse avec placidité de foetus humains.
Dès cette compréhension, dès ce déclenchement terrible, qui d'ailleurs vient asez vite, on entre dans une spirale du trash typiquement Coréen sans aucun tabou, qui procure de manière terrible cette complaisance voyeuriste du spectateur.
Accouchement sauvage, inceste, suicide, tout s'enchaîne rapidement sur le fond constant du cannibalisme de foetus.

Le cinéma cannibale d'ordinaire, propose des films extrêmement crus, ultra gores et violents. Et dans une certaine mesure on dira que c'est ce ce coté gore qui nous rassure, nous fait rire en entretenant une atmosphère d'iréel.
Rien de cela dans nouvelle cuisine. Ce film est un paroxisme du raffinement trash Coréen. Tout est suggéré (dans une certaine mesure bien entendu, le film reste interdit aux moins de 16 ans), rien d'explicitement gore, pas de gros plans à vomir, rien de tout cela. Seulement une placidité déroutante dans le regard de madame Qing, et une insouciance frivole ultra malsaine dans l'attitude de tante Meï. Ces deux éléments marquent violemmen le spectateur, et illustre de manière efficace l'absence de limites dans l'inhumanité que peuvent déployer des êtres égoïstes.

En définitive nouvelle cuisine est un film de moeurs, absolument ignoble, qui laisse une froide impression de désillusion glauque.
Aucun défaut de réalisation, une maîtrise esthétique à couper le souffle, deux actrices irréprochables, font de ce film de Fruit Chan un incontournable pour les fans de fims trash.
Goutez-y...

Prévision cinéma intéréssantes: Black




petite prévision de sortie cette année assez alléchante: Black de Sanjay Leela Bhansali, qui est un jeune réalisateur indien très célèbre en Inde. Le cinéma indien étant d'ordinaire si original voire irregardable en occident sinon sous la forme burlesque du Bollywood musical, que des réalisations telles que celles ci ne euven passer inapercues out tout au moins méritent d'être vues.
Car Sanjay Leela Bhansali n'en est pas à son coup d'essai, il a réalisé le plus gros budget du cinéma Indien, un film sélectionné à Cannes: Devdas en 2002! Un film à voir!

C'est pourquoi, au vu de la qualité de Devdas, de la maturité du réalisateur je pense que Black vaudra le coup d'être vu. Il s'agit de l'daptation du roman de Sarah Chandra: "Chattopadhyay" écrit en 1917.
Il sort le 6 septembre 2006, et en voici le rapide synopsis:

Michelle McNally naît dans une famille anglo-indienne. A dix-huit mois, une maladie la laisse aveugle, sourde et muette. C’est ainsi que cette petite fille, pourtant intelligente et débrouillarde, grandit prisonnière d’elle-même, murée dans son silence, adoptant un comportement primitif et violent.
Jusqu’au jour où, l’année de ses huit ans, surgit un précepteur un peu particulier : Debraj Sahai, qui, lui, se bat contre le démon de l’alcool. Il débarque dans la maison à moitié saoul, en rage de s’être fait renvoyer de l’école où il exerçait. Et il est immédiatement atterré de découvrir la conduite de sa nouvelle élève qui, à table, attrape la nourriture à même les assiettes et se gave comme un animal. Tout ça sous le regard consentant de ses parents.
Debraj Sahai refuse de se laisser dominer par les accès de colère de Michelle. Il décide de l’éduquer. Ses méthodes rudes choquent les parents de la petite fille et menacent de le faire renvoyer. Mais cet homme a un rêve : donner à Michelle l’opportunité, malgré son handicap, de mener une vie normale, en société...



... à dans une semaine au cinéma, pour la découverte de la surdi cécité selon Bollywood


Pour vous renseigner sur le film, en voir des photos t lire une critique absolument remarquable je vous conseille le site suivant : http://www.yanous.com/Black/index.html qui est excellent, et donne très envie de voir le film.

Vidocq



Vidocq est un film francais réalisé en 2001 par Pitof (dont le véritable nom est Jean Christophe Comar). Vidocq et son premier film après qu'il ait été directeu des effets spéciaux sur quelques grosses productions comme astérix, ou alien résurrection.
Il réalisera son second film en 2004 avec halle berry dans le role de Catwoman.

Vidocq, à n'en point douter, rappelle immédiatement les cours d'histoires recus au colège, en effet il s'agissait d'un bagnard qui après s'être évadé du bagne, deviendra le gardien de ce même bagne. On associe à ce personnage un certain maléfisme, car il représente en quelque sorte un être malsain, sans trop de dignité.

Vidocq rappelle énormément Gustave, le bourreau du bagne de Nouvelle calédonie, qui était un assassin non repenti, condamné à vie, et qui pour assouvir son vital besoin de tuer, avait été désigné comme tehnicien de la guillotine.

Le casting est tout ce qu'on peut espérer de plus francais, avce dns le role de Vidocq, Gérard depardieu, dans le role d'Etienne Boisset, guillaume canet (très désagrébale, rarement crédible, et très très très laid les cheveux longs, et enfin pour Lautrennes: André dussolier (dont on sent l'age qui avance).

Le scénario est assez intéréssant: le film est en réalité introduit par une scène de cloure, ce qui est assez intéréssant. En effet on y voit Vidocq et cet être surnaturel qu'on appelle l'alchimiste, qui engagent un combat à mort dans un décor de soufflerie de verre souterraine. L'impression est assez étrange, car on a là la quintessence de la scène de fin, d'autant plus que Vidocq meurt.
Le héros qui meut au début? Très bien, le réalisateur a décidé de faire du flashback!!!
En réalité Pitof veut ii mployer un procédé de narration assez intéréssant, extrêmement utilisé en cinéma francais, et caractéristique par exemple de toutes les bandes dessinées Thorgal, on connait l'assassin depuis le début, mais ce n'est vraiment pas celui à qui l'on s'attendait au final.
On peut immédiatement faier le rapprochement avec Le film Basic (John mac tiernan 2003) avec Lee jackson et John Travolta (très gros).

D'ailleurs ce parralère est plus que pertinent car on trouve dans ces films une scène absolument identique, un travelling reculant en plan droit, Etienne Boisset fend une foule épaisse et agitée de prostituées et de travestis déguisés, dans une ruelle étroite, en poussant avce énervement toute cette foule, et on se rappelle effectivement que l'avant dernière séquence de Basic est justement le même travelling reculant dns une ruelle pleine de prostituées (mais John travolta même gros est mieux à l'écran que Canet...).

Le thème de Vidocq est pour le moins choquant, très choquant même, il s'agit e personnes politiques haut placées qui font du trafic de filles vierges, les droguent et les envoient pour se faire dépecer... Pour quelle raison? Eh bien rappellons nous le film de Fruit Chan "Nouvelle cuisine" (court métrage du coffret "3 extrêmes"). On y voit une actrice qui consomme des foetus humains afin de conjurer les effets de la vieillesse sur sa beauté. Vidocq suit le même pincipe, les viscères des vierges servent à réaliser un très malsain élixir de jouvence...

Vidocq est donc la pérégrination du jeune Etienne Boisset, qui va remonter la liste des personnes ayant trait à la mort de Vidocq et peu à peu déjouer cet immonde trafic. Cette pérégrination est en réalité ultra malsaine, il s'agit d'une escalade dans le vice, très lente, très discrète mais réelle et destructrice. Boisset ne fait que rencontrer des gens malsains dans des lieux qui le sont tout autant.
Tout d'abord l'ivrognerie avec Nimier, dans une geole de prison, puis la prostitution de luxe dan la loge d'une danseuse frivole et facile, ensuite une matronne de bordel, une droguée dans une fumerie d'opium (dont l'esthétique trop orientale est assez peu crédible pour le climat Parisien de l'époque), et enfin une immonde cave de torture ou règne un alchimiste démoniaque. Amusant non? On en déduira l'extrême bassesse des préoccupations du réalisateur, et une sorte de fascination pour ce qui dégrade, car la réalisation est plus apologique que négative...

Techniquement, les costumes sont du meilleur effet, mais en revanche on ne cessera de déplore tout au long du film: les couleurs! en effet cer dernières ont été accentuées pour paraître "ancienne", la france d'il y a 2 siècles parait alors comme un grenier ou rien n'aurait été neuf et ou le ciel est sans arrêt ocre ou marron même à midi! Des couleurs rances et désespérantes.

Vous l'aurez compris Vidocq souffre de nombreux défauts, mais celui qui me semble le plus lourd est sans conteste son standardisme accablant au vu des autres jeunes productions francaises. En effet, Vidocq est exactement, à la scène près, l'exacte réplique desjeunes films francais récents tels que "les rivières pourpres 1 et " ou sont misérablement distillées des inepties sur l'occultisme sur fond d'enquête policière, avce le même duo d'acteurs: un vétéran du cinéma francais (Jean Réno) et un petit jeune laid mais soi disant talentueux (vincent cssel). Bien entendu je n'ai pas besoin de vous dire de quel autre film vidocq est la copie conforme? Le pacte des loups par exemple, ou bien enore le film (plutot réussi d'ailleurs dans le genre) de Christophe nahon: "l'empire des loups".

En conclusion, faut il voir Vidocq? assurément c'est un très mauvais film, un premier film d'un réalisateur médiocre et sans culture autre que sam raimi me semble til. A cela s'ajoutent des couleurs désagrébles, un classicisme horripilant, et une complaisance malsaine dégoutante. Mais au final, on n'éteitn pas le poset devant vidocq, car le procédé narratif est efficace, parce quil nourrit nos pulsions malsaines et nous déversant généreusement ces gros plans gores, trash et immoraux...
voila pourquoi on aime Vidocq, parce que c'est noir, et parce que ca passe le temps, mais pas parce que c'est du cinéma car pour terminer, le film n'a rien à voir avec la réalité historique...

vendredi, avril 14, 2006

L'honneur du dragon


2004: la planète kung fu a frémi à la sortie de Ong-Bak, le film d'arts martiaux le plus radical et le plus dément techniquement jamais vu au cinéma, sorti tout droit de Thaïlande avec Tony Jaa.
L'équipe d'Ong Bak remmettra le paquet en 2005 avec Born to fight, tout aussi spectaculaire mais sans Tony Jaa. Et force est de constater que ce manque fut dur.

Cette année le systême magique est à nouveau utilisé, équipe de Ong Bak plus Tony Jaa au top de sa forme dans l'honneur du dragon, le film qui a surpassé Ong Bak et qui s'impose à présent comme un des films d'arts martiaux les plus spectaculaires jamais tourné.

Comme à l'accoutumée le scénario est d'une insipidité surprenante, mais conventionnelle, pas de fantaisies ni d'orientalismes incompréhensibles à la japonaise. Une histoire d'éléphants Thaïlandais volés que Tony doit rechercher dans le Chniatown de Sydney, poursuivi par la police en tant que clandestin et poursuivant la mafia voleuse d'animaux.
Cette idée d'éléphants donnera lieu au début du film à quelques acrobaties sur ces énormes animaux que certains trouveront « too much » mais qui présentent une originalité toute Thaïlandaise, et une difficulté technique que l'on imagine très grande.

A la mythique course de tchouks tchouks d'ong bak succède ici une course extrême entre pirogues thaïlandaises des plus réussies.

La scène novatrice du film est sans conteste celle ou le réalisateur a choisi de mélanger sports extrêmes et kung fu. Il me semble que très peu des gens que les prouesses du corps fascinent n'ont pas songé une seule fois à la chose?...
Cela a été osé ici, dan une scène assez longue ou Tony se bat contre rollermens, skateurs, BMX mens, trialistes, et même FMX quad. La controverse de cette scène est bien entendu immense.
D'une part on a une envie irrésistible du réalisateur qui est de balancer des scènes de surenchère spectaculaire au public, en concédant au script de manière un peu brouillone (tous ces jeunes sortis d'un coup de sifflet, c'est un peu gros), et de l'autre on a un mix qui semble inévitable au 21è siècle entre deux activités ultra visuelles et sensationnelles. Personnellement j'ai aimé moyennement l'idée, mais ai apprécié beaucoup la scène absolument époustouflante techniquement. Il fallait bien de toute façon que quelqu'un se décide à la faire.

Le reste du film est menè par un Tony Jaa hystérique qui détruit tou ce qui le sépare de son éléphant, à l'aide de ses imparables coups favoris: escalade de grillages en 2 coups de pieds, coups de genoux plutot violents et cris de rages bien placés.

Le script subit cependant deux ou trois absurdités cruelles, telles que la tour immense dans l'arrière salle du restaurant alors que le plan d'extérieur du même restaurant ne comporte que deux étages.

Ces faiblesses de script vont donner lieu au plus grand combat du film. En effet, on ne sait absolument pas ou ce combat a lieu, pourquoi, contre qui et comment Tony est arrivé ici. On sent juste que le réalisateur venait de filmer le combat le plus beau de l'histoire et qu'il voulait à tout prix le balancer à l'écran.
La scène se passe dan une sorte de temple dévasté et en flammes, dont le centre est une sorte de cuvette ou il y a 10 centimètres d'eau. Les éclairages sont ocres, une lumière de feu contrastée par la nuit qui donne un résultat magnifique.
Le premier adversaire de Tony Jaa est un capoériste hallucinant, les combats de capoèra sont plutot rare au cinéma, on en a vu quelques un dans la série des Bloodsport (au vu de la masse des combats de cette série c'est plutot normal) mais à ma connaissance pas ailleurs.
Le combat est extraordinaire, il s'agit de la scène la mieux filmée qu'il m'ait jamai été donné de voir, la caméra tourne au rythme des combattants, comme si elle les évitait elle même, de superbes plans larges immoratlisent ces coups de pieds brésiliens aux gerbes d'eau immenses... Un grand moment qui sera suivi d'un combat au sabre plutot radical.
Malheureusement cette scène mythique s'arrête la, puisque le 3ème adversaire qui est un collosse, est plutot inintéréssant et bien moins gracieux que ses extraordinaires prédecesseurs.

La fin du film fait l'objet d'une scène assez intérésante par certains points mais qui n'est pas absolument parfaite. Tony Jaa commence par subir passivement les coups en hurlant, puis se réveille enfin et détruit littéralement une soixantaine d'adversaires. Ce combat a d'ailleurs un plan final assez intéréssant ou l'on voit cette masse de combattants joncher le sol. On sent une volonté du réalisateur de critiquer implicitement ces films de kung fu chinois ou coréens ou le héros explose des dizaines d'adversaires sans qu'on voit jamais ce qu'il advient d'eux. De plus le plan en plogée confère une puissance à Tony Jaa assez agréable visuellement.
Mais une fois encore le combat contre les mister muscles gâche un peu la fin du film, ces personages constituant des masses dénaturées de violence brute indestructibles « à la loyale ».
Tony devra donc utiliser un subterfuge qui donnera lieu à un plan que certains trouveront jouissif et d'autres ridicule.

En conclusion l'honneur du dragon est un film explosif qui n'arrête pas de tout envoyer en l'air, même les conventions du cinéma, et même les conventions du cinéma d'art martiaux ce qui est encore plus rare. Le résultat est techniquement plus qu'hallucinant. Et contre toute attente pas excessif en termes de concession à la réalisation pure (doublages corrects, bande son en lien avec le sujet, décors assez intéréssants nottament dans la tour clandestine...).
On rerpochera peut être justement d'en faire un peu trop niveau spectaculaire, certains diront qu'il a dépassé la limite de la vidéo de sport extrêmes. Il me semble que c'est la une critique excessive mais il est vrai qu'il y a assez peu de moments calmes.
Mais n'est ce pas la vocation du film de Kung fu, car par ailleurs les grandes figures du genre ne désapprouvent pas de telles réalisations comme le montre le coucou de Jackie Chan au début du film.

mercredi, mars 22, 2006

Zatoichi


Zatoïchi


Le film de sabre est un genre à part entière. En effet au sein du cinéma dit « d'arts martiaux », il n'est pas question de regrouper kung-fu, boxe, sabre... La séparation des genres est très importante et chaque catégorie a une histoire personnelle, des courants précis selon les écoles martiales, des vedettes...
Cependant ces milieux cinématographiques étant particulièrement restreints en termes de réalisateurs et de public, chaque film a son importance, son lot de références, d'innovations et d'originalité.

Zatoïchi, est un film de sabre japonais réalisé par Takeshi Kitano (l'acteur culte de Battle royale) en 2003. Et il en est l'acteur principal, avec toute sa magnificence habituelle.
C'est l'adaptation cinématographique d'une série télé japonaise du même nom extrêmement populaire.
Ce qui frappe le spectateur dès la première scène est le traitement des couleurs. Kitano a choisi de recouvrir son film d'une teinte ocre, passée. Les couleurs de zatoïchi sont usées, et c'est la un élément de cohérence avec la personnalité du héros qui est aveugle, ainsi ce dernier à la vue qui est passée, usée, et le spectateur rentre de manière subtile dans la vision d'un aveugle, c'est à dire une vision ou les couleurs ont perdu de leur éclat, ou tout est terne.
Cette optique de compréhension permet de mieux saisir la gestion des couleurs qui est assez fine dans ce film. La coiffure du héros est d'un blond éclatant alors que ses traits font pourtant transparître sa vieillesse, le sang est noir...
L'aspect esthétique du film est dans l'ensemble assez travaillé, les costumes eux aussi sont très bien modélisés et les armes comme dans tous les films de sabre font l'objet d'une attention toute particulière.

Concernant l'aspect technique martial du film, il faut souligner une remarquable performance. Le maître mot des combats de Zatoïchi est radicalité. Comme bien souvent dans les films de sabre, le héros est pourvu d'une certaine sorte d'invicibilité, et c'est cette toute puissance qui va justifier la radicalité extrême des combats, un seul coup lui suffit pour tuer. En ce sens les combats de Zatoïchi rappellent avec force ceux de la saga Baby Cart, inspiratrice de Kill Bill.
Cette violence rapide est nécéssairement propre aux films de sabre, car à la différence des films de kung fu, ou le combat se déroulant à mains nues, il dure plusieurs minutes sans problèmes, et encore sans que l'un des adversaires ne trouve la mort, tandis qu'il suffit d'un seul coup de sabre pour que l'adversaire meure, et que le combat s'arrête.

La scène d'ouverture de Zatoïchi annonce immédiatement la couleur (au sens propre et figuré), un héros aveugle, inébranlable, violent mais contenu, qui va distribuer la mort, sans même voir qui l'attaque, puis s'en aller.
Cette impassibilité est primordiale car il me semble que l'on peut dire que Zatoïchi est un film de la lassitude. Ce qui rejoint le traitement des couleurs plutôt terne et désespéré.
L'histoire a lieu dans un village de campagne japonaise, avec un réseau de protagonistes plutôt restreints. On voit ainsi la vie doucement s'écouler, les rapports entre les gens se créer, se détruire, se croiser... La vie de la campagne est paisible, il s'y passe sans cesse la même chose, rien ne vient la troubler, le fils de la voisine qui est fou, tourne inlassablement autour de la maison en hurlant, le masseur va jouer tous les jours, les autorités ne cessent d'opprimer les honnêtes gens...
Tous ces éléments entretiennent une routine que l'on comprend assez vite, et à un certain moment le spectateur prend presque peur, se demandant si le film va continuer de se dérouler de la sorte.
C'est pourquoi la scène ou le masseur massacre tous les occupants de la salle de jeu est hallucinante. Elle vient exploser cet ordre établi avec une violence hors du commun. Le masseur qui jusqu'alors venait chaque jour dans cette maison de jeux, n'y disait jamais rien, jouant toujours de la même façon, va soudain couper court à cela « les dés ne sonnent pas comme d'habitude » dit il. Alors la routine n'existe plus, alors il massacre.
La scène est violente, belle et centrale.
De manière caractéristique le sang ne gicle pas dans Zatoïchi à la manière de Baby Cart, le sang coule, pas d'explosion ni de jaillissement mais un écoulement classique, tranquille et inexorable.

Tous les éléments scénaristiques qui gravitent autour du cheminement du masseur aveugle, à savoir la vengeance de l'homosexuel et de sa soeur, la progression du garde du corps, n'ont pas de signification ni d'intérêt majeur qui méritent d'être développés, ils sont les éléments de l'histoire mais il est une règle assez générale dans le cinéma de combat qui est de ne conférer que peu d'importance au scénario.
Toutefois dans l'ensemble le scénario de Zatoïchi s'avère original, intéréssant au vu de ce que propose habituellement le genre. On sent de manière implicite une certaine volonté de faire transparaïtre le nihilisme dans tout le film, avec un héros aveugle, des élément de folie ca et la, de la tuerie gratuite et des recouvrements d'honneurs plus qu'ambigüs... Mais force est de reconnaître que de ce point de vue, Zatoïchi est bien en deça de Baby Cart qui constitue le sommet du genre en matière de nihilisme.

On retiendra en définitive que Zatoïchi est un film avec de belles couleurs, des idées simples mais bien traitées. L'aspect technique des combats est irréprochable, agréable et empreint d'une radicalité surprenante.
Le film est donc cohérent, bien réalisé et très beau, 3 qualités dont le cumul est rare et qui en font quelque chose de très agréable à regarder que l'on soit passionné de sabre ou simple profane.
On reprochera simplement un léger manque d'originalité de manière générale dans le choix des situations et des différentes composantes principales du film trop classiques pour les habitués du genre.